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La coupe de cheveux - 04/01/2013 par Maryse

En 1992, j’étais guichetière aux PTT dans un petit village de province. Une journée d’été, je décidais de prendre exceptionnellement mon après-midi et quittais mon petit bureau de poste. J’avais programmé d’aller me faire coiffer. Cela faisait une éternité que je n’étais plus allée chez un coiffeur. Habillée de ma blouse de guichetière comme unique vêtement, j’arpentais la rue qui me menait à mon parking. Je montais dans ma voiture et me dirigeais vers le magasin de coiffure « Chez Paul ». Il faisait très chaud, presque orageux en cette fin aout. La chaleur me paraissait encore plus insoutenable en sortant de ma voiture. Je n’avais pourtant pas grand-chose sur moi mais j’avais la sensation de porter un manteau de fourrure. Ma chevelure m’occasionnait également une impression de bonnet de laine sur la tête malgré ma coiffure relevée que je m’étais fait le matin. Puis je marchais d’un pas alerte vers le salon. J’entrais dans la boutique sans hésitation. La petite clochette carillonnait mais personne n’était là pour m’accueillir.

Cela fait déjà plusieurs années que je n’avais pas fréquenté ce salon. En entrant, mon regard se posait immédiatement sur le porte-manteau fixé sur le mur opposé. J’y découvrais les peignoirs et capes utilisés par Paul et ses employées. Une première patère comptait au moins cinq capes nylon avec et sans manche de couleur bleu ciel, blanche, rose, mauve et bleu marine. Une seconde patère semblait recevoir les blouses de travail, une blanche, une bleue ciel et une bordeaux au nylon plus épais. Cet ensemble coloré m’attirait de suite. M'assurant que personne ne venait, je m'avançais de quelques pas et plongeais la main au cœur de cet ensemble de nylon. Ma main glissait au milieu des habits. Je frissonnais au contact du tissu. Je le trouvais très doux et le léger crissement provoqué par le frottement me procurait une agréable et indescriptible sensation. Ayant cru entendre des pas provenant de l'arrière-boutique, je regagnais prestement le seuil du salon. Fausse alerte, personne ne venait. Je me demandais alors pourquoi Paul disposait d'autant de capes et de blouses, alors qu'il n'y avait que trois fauteuils. Plus d’une minute se passait et je décidais de m'asseoir en attendant les maîtres des lieux.

Le téléphone sonnait. Je sursautais. Je me levais de mon siège, entendait des pas et voyais la porte donnant sur l'arrière boutique s'ouvrir. Une jeune employée entrait rapidement, avec un bref sourire et se dirigeait en courant vers le téléphone. Elle décrochait :

Cette jeune employée portait une blouse de travail lui arrivant jusqu’aux genoux, de couleur marron avec des fleurs bleues imprimées dessus, un col officier, des manches mi-longues, boutonnée devant et serrée à sa taille par une ceinture assortie. Cette taille de guêpe et ses longues jambes faisaient d'elle une superbe jeune femme. Son visage agréable et ses cheveux châtains ramenés en arrière, terminés par une queue de cheval lui arrivant à mi-dos ne faisaient que se rajouter à sa beauté.

Je croyais rêver en m'apercevant que la coiffeuse ne portait rien sous sa blouse. Elle me tournait le dos aux trois quarts. Subitement, elle se retournait pour prendre l'agenda et un stylo sur le meuble situé entre les deux lavabos. Je distinguais parfaitement à ce moment les deux petites pointes juvéniles des seins de la coiffeuse sous le tissu de sa blouse, légèrement tendu par le serrage de la ceinture. Je frissonnais à cette vue et sentait monter en moi un léger trouble. Je n'entendais plus les paroles de la coiffeuse au téléphone tellement j’étais captivée par cette silhouette sublime. Je me ressaisissais au moment où s'achevait la conversation :

Elle raccrochait et se tournait vers moi.

Dit la jeune femme.

Je déposais mes affaires dans le petit local prévu à cet effet et revenait pour m’asseoir dans le confortable fauteuil en cuir marron

La coiffeuse se saisissait de la cape posée sur le fauteuil. D'un geste ample, elle m’enveloppait. Le nylon fin de la cape se posait délicatement sur le nylon bleu de ma blouse de postière et la recouvrait totalement dans un léger bruit divin et mélodieux.

La cape était noire avec de grosses fleurs bleues. Elle ressemblait fortement à la blouse que portait aujourd’hui la jeune coiffeuse mais façonnée dans un nylon plus fluide.

La coiffeuse commençait la coupe. Je reprenais la conversation.

La coupe terminée, la coiffeuse retirait délicatement la cape et faisait glisser les cheveux coupés sur le sol du salon. Les tissus nylon glissaient une nouvelle fois l’un sur l’autre et s’électrisaient. Je me dirigeais vers le vestiaire et attrapais mon sac d'ou je retirais la fameuse et célèbre blouse bleue de la poste avec son petit logo en forme d’oiseau cousu sur la poche poitrine. Elle était pliée comme si elle avait été repassée. Je la dépliais et la présentais à la coiffeuse.

La coiffeuse se cachait au niveau du vestiaire des clients et enlevait sa blouse. Elle enfilait ensuite celle que je lui tendais. Elle la boutonnait soigneusement et se regardait dans un des miroirs du salon.

 

 

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