Vos témoignages

 

Une vie en blouse part 5 - 27/03/2014 par Syonboullen

 

Remontant dans ma BMW, je démarrais rapidement mais je pouvais facilement percevoir le trouble dans lequel je me trouvais. La boîte de vitesse en fit les frais. Mon mari était déjà rentré et s’enquit de ma santé, ce qui n’était pas arrivé depuis très longtemps… Cela se voyait donc tant que cela…

S’enquit-il

J’aurai voulu lui parler, lui expliquer. Il n’était pas rare que je le tienne au courant de mes investigations. Mais là, je n’en avais pas envie… Je répondis pour me débarrasser :

Il s’approcha de moi, les bras câlins et sa main en profita pour me caresser le sein droit.

J’essayais de chasser la pensée qui m’envahissait : j’aimerai qu’il me caresse les seins à travers ma blouse de cet après-midi. Je ressentais encore le toucher si particulier du nylon. Tu ne vas pas bien, ma fille pensais-je en moi-même. Ces blouses nylon commençaient à m’obséder.

Yves n’était pas encore levé que j’ouvrais le site « unevieenblouse »  et lisais les courriers du forum. Les archives surtout m’intéressaient. Une journaliste ne doit-elle pas faire les choses sérieusement ? L’odeur du café me sortit de l’écran. Comme une élève prit en faute, je balbutiais quelques mots tandis que j’effaçai l’historique du jour……

Je pouvais retourner au Centre. Où trouver une blouse nylon ? Celle du lycée avait fini voilà bien longtemps dans des travaux de peinture dans notre première maison… A tout hasard, je m’aventurai dans une de ces boutiques vieillottes où j’avais toujours vu des vieilles dames entrer.

J’avais plusieurs heures devant moi. Le Centre n’était pas si loin. Je retrouvais le chemin de la veille et après m’être égarée deux ou trois fois, arrivait au parking. L’émotion gagnait, des rougeurs sur le cou le confirmaient. Je crus reconnaître la serveuse un peu soumise de la veille qui montait dans un coupé 406, mais elle portait un tailleur de marque. L’hôtesse avait changée et j’en étais contrariée. Le journal concurrent aurait sans doute mis cela sur le dos des 35 heures... La même blouse blanche que sa collègue. Elle se leva pour ranger un dossier dans un tiroir. De petites tâches d’encres en forme d’étoiles sur sa poche qui avait du contenir un stylo bille ou un feutre. Je revoyais ces formes bien particulières que prenaient l’encre sur nos blouses nylon quand nous y posions nos stylos débouchés. Mon regard dut la gêner car elle posa sa main sur sa poche.

Demandais-je

Elle devança mon regard interrogateur et dit :

Je lui donnai ma carte crédit sans vraiment  y penser. Je retrouvai la cabine de déshabillage. La blouse choisie hier était suspendue sentant un parfum oublié que je cherchais dans ma mémoire. Rien à voir avec ces lessives nouvelles qui envahissent l’odorat près des machines à laver. Mais d’autres modèles s’y trouvaient. Il faisait encore beau en ce début d’automne et je pris le parti d’une blouse à manche courte, rouge à liserai bleu marine. Mon bronzage, enfin ce qu’il en restait serait mis en valeur par le col en V qui laissait voir ma gorge naissante.

Tandis que je rentrai sous la douche, ce que j’imaginais être une employée me proposa son aide et s’enquit de m’enduire de rassoul. La proximité de sa blouse nylon sur mon corps nu et mouillé fit naître un désir particulier. Le nylon se mouillait estompant la couleur bleue pâle, mais laissant apparaître comme à l’encre sympathique son corps et ses parties secrètes. Elle me tendit une serviette des plus douillettes et me frictionna. Elle me tendit la blouse choisie et vérifia l’aspect général. Puis elle dégrafa la sienne, la jeta dans le panier, en changea pour une de couleur marron à fermeture éclair, manche longue dont l’ourlet s’arrêtait aux genoux. Elle ne portait pas le sigle du « Centre » et j’en déduis qu’elle ne travaillait pas ici.

Me dit-elle.

Dis-je évasive

 

 


 


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