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Une vie en blouse part 4 - 04/03/2014 par Syonboullen

 

Me dit il. Pourquoi ne porterions nous pas ce délicieux vêtement. Je m’en voulais de cette réaction stupide de ma part. De fait, ce mélange féminin masculin avait son charme. Le col, le haut des poches, les poignets étaient d’un rouge vif qui lui allait bien au teint. Le sigle brodé en rouge rehaussait l’ensemble.

Me dit-il avant de s’inquiéter de ma soif. Il commanda et presque aussitôt, une serveuse apparut, elle aussi en blouse nylon, d’un modèle long et très cintré, ras du cou et d’un noir brillant. Le sigle discret du Centre permettait de reconnaître les hôtes de ceux qui y travaillaient. Un tablier blanc en nylon lui aussi, ainsi qu’un serre tête complétaient son uniforme. Ses cheveux étaient coupés courts un peu à la garçonne.  Elle me tendit une coupe de champagne rosé. La marque avait disparut pour être remplacé par « unevieenblouse » mais on reconnaissait le feuillage des flûtes Perrier Jouet. D’ailleurs les bulles ne trompaient pas.

La domestique se retira après m’avoir appelé Madame, les yeux légèrement baissés. Elle portait des chaussures noires et une chaînette en or à sa cheville droite dissimulait une ancienne blessure.

Cette médiathèque d’un genre particulier comportait encore d’autres trouvailles. Un couple s’affairait sur un logiciel où vous étiez responsables de l’achat des vêtements de travail de tout le personnel. La taille de l’entreprise était aléatoire, mais tous les employés du cadre à la technicienne de surface devaient être en blouse. Seuls les modèles, les couleurs changeaient ainsi que les tarifs et vous deviez équilibrer le budget en respectant un « management » de type hiérarchique. Le logiciel 3D était assez réaliste..

En tout cas ces deux là y prenaient visiblement du plaisir sans que leurs gestes ne soient déplacés dans cette atmosphère feutrée. J’entendis le bruissement de leurs deux blouses quant ils se levèrent pour disparaître derrière une porte dissimulée dans les boiseries. La femme avait une blouse cintrée, entièrement boutonnée dans le dos, vert d’eau, et l’homme une blouse col officier féminine beige.

Des fenêtres du salon, nous pouvions voir le parc du château. Ce que je supposais être des employés, en blouse nylon d’un vert foncé y travaillaient. Je regardais ma montre et fus surprise du temps passé là. Je bredouillais une excuse, pensant aux dures réalités de la vie quotidienne. Il n’y avait plus rien dans le frigo et je n’imaginais pas expliquer à mon conjoint que j’avais passé cinq heures dans le « futuroscope » de la blouse nylon.

Je retrouvais le vestiaire. Un jaccouzi m’attendait. Après tout, je n’étais plus à ½ heure près et je me demandais ce que dirait mon conjoint si il me trouvait ce soir dans cette blouse…Qui sait ? Je m’essuyais, jetais la blouse dans un panier prévu à cet effet, et retrouvais l’accueil. L’hôtesse s’enquit des prestations offertes et me proposa une formule abonnement de base. C’était une cotisation mensuelle qui donnait accès me dit-elle à la médiathèque, au parc, à la thalassothérapie située à l’entrée et au « village ». Elle restait évasive sur ce « village » m’expliquant qu’il s’agissait d’une reconstitution.

Je m’enquis sur les autres formules mais elle ne répondit pas et m’adressa un :

 

 


 


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