Vos témoignages

 

Souvenir - 12/06/2012 par Jeanjean

En 1973, alors que j'étais en 3 ème, j'ai quitté la région parisienne pour le Nord, du coté de Lille. Quelques semaines après mon arrivée et mon installation dans ma nouvelle classe, nous avons visité une usine de confection qui fabriquait des bleus de travail et des blouses....! Je me souviens aussi que nous étions accompagnés de deux professeurs : mon professeur de maths, qui m'impressionnait beaucoup, toujours très « bon chic, bon genre », et une de ses collègues dont je n’ai que de vagues souvenirs.

En pénétrant dans la zone principale de l'usine, j’y ai découvert un atelier immense et très haut de plafond. Cela a été le choc de ma vie! Plus d’une centaine d’ouvrières travaillaient dans cette salle sur des machines à coudre, vêtues de sublimes blouses en nylon : un des modèles que j'affectionnais le plus, en nylon, à col Claudine avec un biais blanc. Ces blouses étaient de couleur bleu roi, très longues, avec les poignets boutonnés. Cela donnait un côté austère, presque sévères aux couturières. D'autant plus que je me souviens parfaitement que les blouses étaient toutes parfaitement boutonnées. Le nylon brillait intensément sous l'éclairage vif de l'atelier . Sa fluidité accompagnait chaque mouvement des couturières de manière particulièrement émouvante.

Tout au long de notre visite, nous étions accompagnés par un contremaitre qui elle, portait une blouse blanche à col tailleur boutonnée sur le devant. Cette tenue lui conférait, à mes yeux, une véritable supériorité sur les autres. C’était bien la chef ! De cette visite, je ne me souviens de presque rien sinon de toutes ces femmes avec la même blouse boutonnée. Ma prof de maths avait aussi été marquée par ces blouses, puisqu'elle a demandé à la contremaître si les couturières étaient obligées de porter ces blouses. Evidemment, la réponse fut qu’il y avait un règlement à respecter dans cette usine. Suite à cette réponse, ma prof se tourna vers sa collègue qui était à côté de moi et lui dit sans même essayer de ne pas être entendue : "Moi, on ne pourrait pas m'obliger à porter ça." Je me souviens que sa collègue lui a simplement répondu d'un ton sincère : "Oh oui ! Les pauvres".

 

 

 

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