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Les blouses de mes soeurs - Partie 4 - 12/05/2013

Les « serial killeuses »

Au lycée de mes sœurs, il y avait un groupe de 4 filles qui s’étaient surnommées les « serial killers ». Elles s’étaient données ce nom parce qu’elles voulaient « tuer » les blouses de leurs voisines. Elles ne les déchiraient pas, mais elles prenaient plaisir à essayer de les marquer ou de les maculer. Mes sœurs, à cette époque étaient en blouses nylon beige en classe.

Par exemple, il suffisait que vous soyez en classe assis à la table devant une de ces « serial killeuses » pour que vous en ressortiez les dos de votre blouse couvert d’inscriptions ou de dessins. Elles se passaient le mot et c’était à celle qui réussissait à maculer le dos de leur voisine de devant, le plus possible sans que l’intéressée ne s’en rende compte et, bien évidemment, sans que les professeurs s’en aperçoivent. Et, comme dans les classes les filles étaient assises, sur trois rangs, sur des vieux bancs vissés au sol devant des tables qui y étaient également vissées, les filles n’avaient donc pas de table attitrée. Les « serial killeuses » en jouaient, en changeant de place à chaque cours, ce qui empêchait à leurs victimes et aux professeurs de savoir qui était à l’origine de la saleté ou des marques sur les blouses.

Pour les « serial killeuses » le plus simple était d’effleurer le dos de la blouse nylon de sa voisine de la rangée de devant avec leur stylo-plume pour y laisser de longues trainées d’encre. Ou alors, les « serial killeuses » piquaient légèrement le dos en nylon de la blouse de leur voisine de devant en laissant leur stylo immobile, ce qui créait immédiatement une petite étoile d’encre qui grossissait peu à peu dans leur dos de nylon beige !

Les « serial killeuses » arrivaient rarement à faire de véritable tags ou dessins dans le dos de leurs copines car, cela prenait plus de temps à réaliser et leurs victimes s’en apercevaient facilement et alors ne se laissaient pas faire.

Pour rivaliser dans cette course sur les blouses de leurs copines, sans se faire voir des intéressées, les « serial killeuses » ne manquaient jamais d’initiatives. A la fin de la récréation, une des ‘serial killeuses’ eut l’idée de garder la fin de son gobelet de chocolat et de le rapporter en classe. Elle se mit alors à déverser le fonds du gobelet, à toutes petites doses, sur les épaules de ses deux voisines de devant, mais de telle façon que le liquide leur coule dans le dos pour qu’elles ne puissent pas s’en apercevoir. Il en résultat de longues dégoulinades colorées dans le dos de leur blouse et, ce jour là, cette « serial killeuse » arriva, haut la main, en tête du concours de celle qui avait réussi à salir le plus possible les blouses de ses copines, sans qu’elles ne s’en aperçoivent. Je ne vous raconte pas ce que cela donnait car, sur une blouse de nylon beige, la moindre tache se voit tout de suite !

Ceci leur donna l’idée de recommencer avec des fonds de canettes de Coca Cola ou de boissons de toutes sortes. Mais la situation s’arrêta rapidement car, même si cela se passait dans leur dos, les pauvres victimes ne tardèrent pas de s’apercevoir de la situation.

Cette situation avait abouti à ce que, en classe, ce soit la course pour être assise au dernier rang et ne pas être victime des « serial killeuses » et protéger le dos de sa blouse.

De même, le soir, il valait mieux emporter sa blouse dans son cartable et ne pas la laisser au porte-manteau dans le couloir. Une semaine où l’une de mes sœurs oublia de l’emporter, quand elle revint le lendemain matin, elle découvrit sa belle blouse nylon beige toute plein de dessins et de petits mots signés des « serial-killeuses ». Elle n’eut pas d’autre choix que de porter sa blouse toute maculée de dessins et de tags toute la journée devant ses copines. Et le soir, … je me souviens encore que ma mère lui passa un savon terrible lorsque, à la fin de la journée, elle rentra avec sa blouse dessinée et marquée de partout. Elle lui dit que l’on n’a pas idée de ne pas prendre plus soin de sa blouse de classe !

Hormis ce type rarissime de situation, les filles étant devenues très méfiantes contre les quatre « serial killeuses », cela devenait de plus en plus difficile pour elles de se livrer à leur petit concours. Aussi tentèrent-elles une autre chose : elles se liguèrent ensemble pour se cacher et coincer telle ou telle fille dans un recoin de couloir ou de la cours de récréation et là, c’était leur vengeance sur la blouse de la pauvre fille. Pendant que deux des « serial killeuses » immobilisaient leur victime, les deux autres, en un clin d’œil, en profitaient pour lui balafrer sa blouse de feutres, de peinture ou d’encre. Plusieurs copines de ma sœur en firent les frais avant qu’une réaction de masse se fasse enfin sentir.

La classe en ayant assez et voulant dégoûter les « serial killeuses » de leur manège, elles se concilièrent de décidèrent de coincer, toutes ensemble, les quatre « serial killeuses ». Elles leur ôtèrent leur blouse, et les barbouillèrent ainsi que leur jupe et leur chemisier d’encre et de peinture et leur remirent leur blouse intacte sur le dos, pour que les surveillantes ne puissent pas voir ce qu’elles avaient fait. Et ce fût la fin des « serial killeuses », les quatre intéressées ayant enfin compris la leçon. Je ne sais pas comment elles ont dû justifier l’état de leurs vêtements quand elles rentrèrent à la maison !

 

 

 

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