Vos témoignages

 

Le blues de la blouse - 22/04/2013 par Gégé

 

Il faisait très chaud, quand Claudine, portant la marmite remplit des restes de la poule au riz, fit son entrée dans la cuisine. Cette jeune femme brune, vingt cinq ans environ à l’époque, était jolie, tout au moins à mon goût. Je venais d’avoir 16 ans, et mon ami Gilles, son frère, me sortit de mes songes en me rappelant que c’était à moi d’avancer mon pion du jeu de dame. L’irruption de cette femme, qui après avoir posé la marmite sur l’évier s’essuya ses jolies mains graisseuse sur l’arrière de sa blouse de nylon bleue, en y laissant de longues traces, fut sans conteste, ce jour là, le déclencheur de ma passion pour les blouses.

Lors du repas, que nous avions pris tous les trois dans la salle à manger, elle était simplement vêtue d’un t-shirt et d’une jupe marine à pois blanc. Cela faisait longtemps que je venais jouer chez Gilles, et que j’apercevais sa sœur aînée, mais, si je dois reconnaître, qu’entrant dans l’adolescence, j’avais déjà sensations érotiques en regardant les jolies filles, cela n’était en rien comparable avec celle que je subissais en ce moment. Me faisant prendre mes pions un à un par mon ami d’enfance, il y a belle lurette que je n’étais plus dans la partie, exactement depuis l’entrée de sa sœur, ou plus exactement quand elle essuya ses mains sur sa blouse.

La cuisine de mon ami était très grande, et cela faisait, bien une demi-heure que nous jouions, quand Claudine enfila la blouse de sa mère pour faire la vaisselle. Il m’était déjà arrivé d’apercevoir sa mère avec cette blouse, ou bien dans un placard, ou bien sur un porte manteau. Je ne me souviens plus exactement à quel endroit, mais peu importe. Claudine finissait sa vaisselle, et régulièrement je la regardais, bien que faisant mine de m’intéresser à la partie de dame que je trouvais soudain très longue. Jamais, la sœur de mon ami ne m’avait procurée un tel émoi. Mais était-ce vraiment la sœur ou bien la blouse ? Peut-être que si elle n’avait pas laissé, en s’essuyant ses mains, des traces graisseuse sur l’arrière, cette blouse ne m’aurait pas procuré de tels effets.

Quand, elle eut terminée la vaisselle en se tournant vers nous en souriant, elle nous demanda si on désirait un café. La bouche sèche par le désir qui m’avait envahi, et sans doute un peu rougissant, je lui répondis que oui, comme son frère d’ailleurs. La blouse, d’un jolie bleue azur, bien qu’étant loin d’être neuve était en parfait état. Certes un grand nombre de taches ici et là, la décorait, mais j’admirais, à la hâte, ses boutons nacrés blanc, ses poches profondes, la ceinture qui était cousue ne servait pas à cintrée la taille de Claudine, mais était enfouie dans sa poche.

Quand notre café fut servi, la jeune femme, qui chantonnait, commença à la déboutonner, puis la sonnette de l’appartement du raz de chaussée retentit. Elle ouvrit la fenêtre et aperçut sans doute, celui, qui était son fiancé du moment. Elle lui sourie, tout en faisant glisser la blouse de ses épaules, comme pour ne pas apparaître avec à son regard. Continuant à bavarder avec celui qui l’attendait au dehors, elle retira sa blouse et la posa sur la table, prêt de la fenêtre ou Gilles et moi, surtout Gilles, continuions notre partie de Dames. Puis elle s’éclipsa de l’appartement après avoir saisi son sac, en déclarant à son frère de dire à ‘’ Maman ‘’ qu’elle ne rentrerait pas tard, et que si il venait à pleuvoir de penser à fermer les fenêtres.

Quand la partie de Dame fut terminé, et que pour la énième fois je fus battu à plat de couture, la blouse devait se trouver à environ 50 cm de ma main droite. Gilles se leva et se dirigeant vers les toilettes me dit qu’il s’absentait un instant. Dés qu’il eut disparut de la cuisine, mon cœur qui battait la chamade s’emballa. Mon regard ne quittait pas la blouse et instinctivement ma main se dirigea vers l’objet du désir.
Quand le contact entre mes doigts et le fin tissus eu lieu, une joie immense m’envahit. J’eus immédiatement envie de porter le vêtement sur mon sexe, mais la peur me paralysa. Tout en continuant à tripoter la blouse entre mes doigts, j’essayais de réfléchir à un stratagème, pour qu’elle entre en scène, quand mon ami reviendrait.

Quelques instants plus tard, Gilles revint dans la cuisine en me demandant :

Lui répondis-je.


Nous discutâmes de choses et d’autre, de groupe rock, nous étions au début des années 70, et au lycée, cela faisait partie de nos sujets de conversations favoris. Soudain, au dehors, on entendit le tonnerre, la chaleur moite était orageuse, et le temps était très lourd. Je déclarais :


Je sortis de l’appartement, et soudain une idée jaillit à mon esprit. Ma mobylette, qui se trouvait devant l’entrée de l’immeuble de mon ami n’était pas à l’abri, je la déplaçai et vint la positionner sous la fenêtre de la cuisine de mon copain. Gilles me regardait par la fenêtre et me dit :

Gilles disparut de la fenêtre. En fixant la fenêtre, je désespérais d’apercevoir Gilles me tendant la blouse de sa sœur. Je trouvais le temps long et mon ami ne revenait pas. Quelques instants plus tard, les premières gouttes commencèrent à tomber, Gilles apparut à la fenêtre et me tendit une petite serpillière.

Mon ami me tendit le vêtement en nylon bleue, que je déployais sur ma mobylette, de façon à protéger guidon et scelle. Chose que je ne faisais pas habituellement. Au bout de 5 minutes, et alors que la pluie commençait sérieusement à tomber, la blouse servait d’imperméable à ma mob ! Le haut protégeant le guidon, et l’arrière le cuir de la scelle. Je fis un nœud sous cette dernière à l’aide des 2 pans de la blouse. A l’aide des 2 bras je fis un double nœud sous le phare pour que la blouse ne s’envole pas. Puis je rentrais dans l’appartement et avec mon ami contempla de la fenêtre cette nature morte du meilleur effet.

Lui dis-je.

Gille se mit à rire

Le temps passa, l’orage avait grondé, et le soleil refaisait son apparition.
Nous avions passé un bon moment dans la chambre de mon ami à écouter Led Zep et autre Deep Purple. Il était 17 heures quand je décidais de rentrer chez moi.
J’étais sur le point de partir quand la maman de Gilles rentra.

Fit-elle en entrant souriante dans une jolie robe à fleurs.

Répondit son fils.

Je sentais, dans les propos de la mère de mon ami, qu’il fallait que je débarrasse le plancher. Moins de cinq minutes plus tard, je quittais l’appartement en compagnie de mon ami et de sa mère. En sortant, je me dirigeais vers ma mobylette, en regardant le spectacle désolant de la blouse collée à ma mobylette ruisselante d’eau, mais la blouse avait déjà séchée à certains endroits. Je fis celui qui avait du mal à défaire les nœuds, espérant une aide de la part de la mère mon ami. Bien au contraire, celle-ci s’éloigna aussitôt en compagnie de mon ami. J’entendis simplement de la part de sa mère.

J’attendis que mon ami et sa mère eut disparut de mon champ de vision, pour défaire les nœuds de la blouse, qui ne présentèrent pas de résistance. J’eus un moment d’hésitations, en tenant la blouse en boule à moitié trempé dans mes mains. Et si quelqu’un s’en emparait ? Finalement, j’optais pour l’emmener avec moi, en la mettant dans ma sacoche de mob. Je la ramènerai la prochaine fois, en indiquant à mon ami ou à sa mère ou encore à sa sœur que j’avais préféré la garder, pour ne pas qu’elle s’envole.

Rentré chez moi, je disposais ma mobylette dans le garage du pavillon de mes parents. Je sortais l’objet de mes convoitises et, dans un premier temps, je dépliai la blouse pour l’admirer. Je constatais qu’elle était froissée et encore humide à divers endroits, mais surtout n’y tenant plus, je me caressais avec. Je regardais ma montre, mes parents, ne tarderaient pas à rentrer, et je décidai de cacher la blouse sous un tas de chiffon, en attendant de la passer à l’eau, pour pouvoir la rendre dans un bon état à sa propriétaire.

Quelques temps plus tard, je repassais un soir chez mon ami Gilles. Entre temps, j’avais eu le temps de laver la blouse à l’eau savonneuse et de la faire sécher. Je ne m’étais pas risqué à la repasser, ayant une peur bleue de faire des miracles.
Au lycée, je n’avais pas abordé le sujet de la blouse, et mon ami Gilles, non plus. Mais depuis cet « incident », je remarquais beaucoup plus fréquemment les jolies femmes et jeunes filles qui arboraient fièrement à l’époque les si jolies blouses nylon qui me manquent bien aujourd’hui ! En arrivant chez Gilles, je garais ma mobylette devant chez lui, et sonnais à sa porte. J’avais volontairement oublié dans la sacoche de ma mob, la blouse enveloppée proprement dans un sac rose en plastique « MONOPRIX ». J ‘avais envie de la garder, mais si on me la demandait, je devais être en mesure de la rendre !

C’est Claudine, la sœur de mon ami qui vint m’ouvrir. Vêtue d’un jean, et d’une chemise à carreaux, elle ne me fit pas du tout le même effet, que revêtue de la blouse de sa mère. Gilles arriva et m’emmena dans sa chambre. Au détour de la cuisine, je remarquais sa mère affairée devant l’évier revêtue d’une sorte de blouse rose, mais qui n’était pas en nylon. Nous discutâmes avec mon ami de choses et d’autres. Je me demandais quand la discussion allait immanquablement revenir sur la blouse, et je redoutais à l’avance ce moment, ou je devrais rendre ‘’ mon ‘’ trésor. Je crus mon heure arrivé lorsque sa mère fit irruption dans la chambre de mon ami en lui demandant de lui fournir son linge sale. Elle me sourie, je lui fis un ‘’ bonjour Madame ‘’ rouge de confusion. Gilles lui donna ses affaires, pendant que je faisais celui qui s’intéressait au dos d’une pochette d’un 30 cm.

Pas un instant, la conversation ne vint sur la blouse ! Toute la famille avait donc oublié ce qu’était devenue cette blouse ? Que c’était moi qui la possédais ? Etait-ce à moi de dire : Au fait, j’ai votre blouse dans ma sacoche ! Je me refermai sur moi même , hésitant , entre garder cette blouse comme un trophée , mais sans espoir que , quelqu’un ne la porte pour moi , ou bien la redonner à la mère de Gilles , en espérant la voir , un jour , elle , ou sa jolie fille , déambuler avec , pour effectuer des taches ménagères. Finalement, je quittais mon ami en emmenant sous le bras un disque de Clapton. Arrivé à ma mobylette, alors que Gilles me regardait de la fenêtre de sa cuisine, je glissais l’album dans ma sacoche. Ce dernier me lança :

Je pris d’une main tremblante le sac rose de ma sacoche et l’emmena à la fenêtre.

Me répondit-elle en souriant. Ainsi le fameux « blues » de Clapton dont j’ai oublié le titre depuis, avait-il eu pour effet de rappeler l’existence de sa blouse à la mère de mon ami. Je revis plusieurs fois cette blouse chez mon ami. Sur le dossier d’une chaise ou bien dans le placard à balai, et même une fois sur la mère de Gilles alors qu’elle préparait un gâteau dans la cuisine. Mais la ceinture avait disparu et elle avait perdu de sa fraîcheur, avec quelques boutons qui manquaient et un ou deux accrocs à une poche et à un coude. Jamais je ne revis la sœur de mon ami avec. Ni d’ailleurs avec d’autres blouses.

 

 

 

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