Vos témoignages

 

Ma concierge - 29/05/2012 par Alavita

Dans les années 70-80, j’étais un adolescent. Mes parents habitaient en région parisienne dans les quartiers « chics ». Ils employaient, une fois par semaine, une jeune femme portugaise, expatriée, pour faire le ménage dans notre appartement. Elle était aussi la concierge de l’immeuble. Cette jeune femme vivait avec son mari, jeune maçon, dans un petit studio situé au niveau de l’entrée de l’immeuble. Ils venaient d’arriver du Portugal. Son français était assez approximatif et affichait une très jolie prononciation des « cheu ». De taille moyenne, son visage était rond, ses cheveux noirs et elle avait une silhouette comme on dit bien en chair.

Comme toute concierge/femme de ménage de cette époque, son principal outil de travail et de statut était sa blouse en nylon. Je me souviens que sa première blouse était bleue claire, Sa longueur correspondait à un 7/8eme. Elle possédait 2 poches basses, une encolure en V et un joli biais écossais rouge, bleu et blanc. Par la suite, elle investissait dans 2 autres blouses merveilleuses. Une était de couleur verte, sans manche, avec des motifs cachemires, zippée sur le devant. Elle était ample et assez longue. Elle la serrait toujours au niveau de la taille avec la ceinture. Le nylon bruissait et s’électrisait énormément. La 3eme était aussi sans manche, imprimée à fleurs pourpres et fuchsias. Elle n’avait qu’une grande poche, un col carré avec un boutonnage sur le coté doté de 4 gros boutons translucides.

Elle portait toujours des vêtements sous sa blouse, souvent un tee-shirt et une jupe, parfois un gros pull en laine l’hiver. Cela donnait du volume à sa silhouette et la rendait pulpeuse et savoureuse. Il n’y avait donc jamais de contact direct du nylon contre sa peau, sauf lorsque ses bras glissaient le long de son buste lorsqu’elle passait l’aspirateur ou nettoyait la poussière.

Ces blouses étaient toujours impeccables : propres, pas de déchirure, pas de bouton décousu, pas de tache. Elle les portait du matin au soir et n’hésitait pas à se montrer dehors avec. Elle n’en avait que 3, mais elle semblait les aimer. Est-ce que leurs tissus et formes lui plaisaient autant qu’à moi ? Est-ce que son mari aimait ça lui aussi ? Est-ce qu’elle faisait l’amour habillée de la sorte ? Autant de questions qu’un adolescent de mon âge, attiré par les blouses en nylon, peut se poser ? Je pense que cela lui donnait surtout une certaine raison d’être acceptée en France, dans l’immeuble, en tant que concierge et de mériter ce travail laborieux.

J’étais toujours très fragile, les jambes tremblantes, en l’attendant arriver chaque vendredi à 14h. J’attendais que la sonnette retentisse et que ma mère ouvre la porte. Je me cachais pour la voir entrer dans l’appartement, vêtue de sa blouse qui ondulait sur son corps. Quel plaisir de la redécouvrir chaque semaine. J’avais toujours une envie frénétique et irrésistible de frôler sa blouse. Parfois en la croisant, lorsqu’elle nettoyait ma chambre, le nylon touchait ma peau. Quelle jouissance. Mes poils se dressaient sur mon corps.

J’aurais tellement eu envie de l’accueillir à la porte, un jour, habillé avec ma blouse blanche de chimie en coton, juste pour voir sa réaction. L’aurait elle remarquée ? M’aurait elle dit : « vous porteche une blouche auchourd’uiche. Che très bienche pour tavailleche » ? Ou bien m’aurait elle complètement ignoré ou fait semblant de m’ignorer ? Je ne le saurai jamais. J’aurais tout donné pour lui demander de me prêter une de ses blouses pour que je puisse profiter du doux nylon sur mon corps. Mais ma mère était à chaque fois présente et je n’aurais jamais osé le faire devant elle. Il n’y avait aucune bonne raison de m’habiller de la sorte à la maison, de me présenter dans cette tenue face à la concierge de l’immeuble ou encore pire de porter une blouse de femme de ménage.  Son odeur était aussi envoutante. Le mélange de sa sueur, des produits de nettoyage avec l’odeur du nylon était tout simplement sublime, troublant, enivrant, grisant,…

Je me positionnais aussi souvent derrière la porte de chez moi, en regardant par l’œilleton, Je contemplais sa descente des escaliers lorsqu’elle déposait le courrier de la journée sous le paillasson ou lorsqu’elle passait l’aspirateur à l’étage. Magnifique.

Il m’arrivait aussi de la croiser dans le hall de l’immeuble en partant ou en revenant du collège, puis du lycée. Elle nettoyait le hall à la serpillère et astiquait la poignée dorée de la grande porte d’entrée. Je faisais durer le plaisir de la rencontrer en passant le plus lentement devant elle. Quand c’était possible, je me décalais de la cage d’ascenseur que j’attendais, pour l’avoir en ligne de mire. Je me délectais de la voir bouger, se baisser ou au contraire s’étirer pour faire le haut des vitres et des glaces dans ses blouses. C’était comme dans un rêve éveillé, le paradis sur terre…

Cela a duré plus d’une dizaine d’années. Puis après avoir eu un enfant et par souhait personnel de retourner au Portugal, elle et son mari quittèrent le local. Pour des raisons d’argent et de cout pour les propriétaires de l’immeuble, la concierge ne fut pas renouvelée. Fini la blouse de nylon et la jolie femme de ménage.

 

 

 

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