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Un emploi d'étudiant à la banque - 27/03/2013 par Andy

En 1961, j'étais tout jeune bachelier et je m'apprêtais à commencer mes études en histoire. Mes parents avaient peu d'argent et je m'étais inscrit pour occuper pendant tout l'été dans une grande banque parisienne un emploi d'étudiant. Je devais commencer le premier juillet et je devais travailler jusqu'au 30 septembre, soit une durée de 3 mois. J'avais reçu un courrier de la banque m'informant de me présenter le 1 juillet à 9 heures précises au siège de la banque qui était à l'époque proche de la station de métro Barbès Rochechouart. A l'époque, on ne badinait pas avec la discipline et à 8 heures 45, nous étions une bonne vingtaine à nous grouper dans le hall de la banque. A 9 heures précises une dame d'une cinquantaine d'année arriva. Elle commença immédiatement à faire l'appel tout en séparant les jeunes gens des jeunes filles. Quand elle m'appela, elle me fit à ma grande surprise ranger du côté ………… des jeunes filles !

Je me retrouvais donc en compagnie d'une douzaine de jeunes filles, la dame s'inquiétât alors de ma présence, elle vérifia sur ces listes, mais non il n'y avait point d'erreurs mais elle finit par comprendre alors la méprise de la banque. Mon prénom "Claude" convenait aussi bien aux filles qu'aux garçons, de plus mon nom de famille se termine par les deux lettres : ée. Une secrétaire, sans doute amoureuse de la grammaire française et de l'accord du participe passé m'avait rangé d'autorité avec les filles ! La dame quitta alors notre groupe pour s'emparer d'un téléphone, j'entendis quelques bouts de phrases au fil des dialogues :

Finalement mon cas fut réglé rapidement, il faut dire qu'à l'époque il n'était pas rare que les services ne soient pas mixtes, j'avais été affecté comme 4 autres jeunes filles à la chambre de compensation. Ceux qui l’ignorent c'est un service qui s’occupe des chèques venant des autres banques. Et les banques échangent leurs chèques entre elles et comme les comptes ne sont jamais justes, les banques alors "compensent". A l'époque ce service occupait environ une centaine de femmes, car toutes les opérations étaient manuelles ! Le service était tenu par une femme particulièrement autoritaire qui exigeait le silence absolu pendant les heures de travail, de plus toutes les employées portaient une longue blouse en nylon bleu ciel d'un modèle uniforme. La blouse était fournie par la banque.

Les employées étaient regroupées par grande table de 12, et nous devions trier les chèques par banque, puis les regrouper, les compter par paquet de 20, les épingler et enfin remplir un bordereau en indiquant la somme totale. C'était relativement facile mais assez fastidieux. Pour éviter toute distraction, il était strictement interdit de parler et nous devions demander l'autorisation pour quitter la table. Dans un premier temps, on me conduisit à une table ou je fus pris en charge par une dame d'une quarantaine d'année. Les 4 autres jeunes filles disparurent du bureau et je les vis réapparaître quelques dix minutes plus tard mais revêtues de la blouse bleu ciel réglementaire ! Étant un garçon j'avais été dispensé de cette blouse.

La première journée se passa rapidement même si à l'époque les journées de travail duraient 9 heures, les horaires étaient de 8 heures – midi, 13 heures - 18 heures ou 8 heures 13 heures et 14 heures - 18 heures. Nous n'avions pas vu une seule fois de la journée la redoutable directrice du service qui nous avait été présentée comme une femme très très stricte. La deuxième journée, les cinq nouveaux fument appelés car la directrice du service désirait nous souhaiter la bienvenue et surtout nous préciser un certain nombre de points pour la bonne marche du service. Les 4 jeunes filles et moi même attendîmes quelques minutes et sa secrétaire nous pria d'entrer. La directrice était une petite femme proche de la soixantaine, revêtue d'un tailleur gris clair dégageant une impression d'extrême sévérité. Elle nous demanda nos noms, et en me présentant elle hocha la tête en disant

Elle nous souhaita alors la bienvenue et insista beaucoup sur la ponctualité qu'elle ne supportait aucun retard, qu'elle était très exigeante sur la qualité du travail et qu'elle n'hésiterait pas à demander des retenues sur salaire en cas de fautes professionnelles. Elle nous pria alors de regagner nos places pour continuer notre travail. Je m'apprêtais à sortir quand j'entendis :

Elle téléphona alors et je l'entendis demander Madame X... (je ne souviens de son nom) de venir immédiatement dans son bureau. La dame arriva presque immédiatement.

Interrompit-elle

Inutile de dire que pendant cette conversation, j'étais atterré mais je n'osais intervenir. Nous sortîmes, tous les deux bureaux et cette dame m'accompagnât vers une autre dame qui était apparemment responsable des blouses et elle lui demanda de m'accompagner à la lingerie pour que je choisisse une blouse et que l'on me donne un vestiaire. L'autre fut surprise et demanda :

Nous descendîmes alors au sous-sol où se trouvait la lingerie. Il y avait plusieurs femmes ici présentes, elles portaient toutes des blouses blanches. Elle leur expliquât la raison de sa visite, j'entendis une murmurer : oh ! Il va être mignon...

On me conduisit à une armoire aux portes coulissantes, dans laquelle étaient entreposées un grand nombre de blouses bleu ciel, une lingère me toisa du regard et en conclut il n'est pas bien gros un 40 42 devait lui suffire. On déplia une blouse et on me la fit essayer sur le champ, j'essayais bien une timide protestation mais elle fut interrompu par un péremptoire : désolé jeune homme les ordres sont les ordres. La blouse m'allait parfaitement bien ...en taille car je me sentis un peu ridicule là dedans. La blouse était très longue, elle avait un petit col rond bordé d'un biais blanc, comme au revers des deux poches latérales. Elle avait de plus une ceinture et des poignets boutonnés. On me précisa bien que la blouse devait être portée de 8 heures à 18 heures, y compris pendant la pause d'une heure le midi. Et aucune tenue débraillée n'est acceptée ! Je fis remarquer :

On me conduisit alors à un vestiaire, on me donna un cadenas et j'y mis ma veste que j'avais du quitter. Puis nous remontâmes au cinquième où se trouvaient les bureaux.

C'est avec beaucoup d'appréhension que j'imaginais mon retour, comment allaient réagir les autres femmes ? Mais il n'y avait pas le choix, et quand effectivement je pénétrais dans le service, j'entendis un bruissement des autres femmes quand elles me découvraient revêtus de ma blouse ! Pendant le repas du midi, j'eus droit à de nombreuses remarques mais finalement cela n'était pas très méchant. Je dus ainsi porter cette blouse pendant les trois mois, et je finis par apprécier sa légèreté, sa douceur, le crissement caractéristique au moindre mouvement.

Depuis je suis devenu amoureux fou des blouses en nylon .... de femme.

 

 

 

 

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