Vos témoignages

 

Le chauffagiste - 23/01/2013 par Syon Boullen

Je suis chauffagiste de mon état. Appelé pour un dépannage à l’école maternelle d’une petite ville de province, je fus accueilli un mardi matin bien avant l’ouverture comme le sauveur par une femme de service qui portait une ravissante blouse nylon.

Ca faisait bien longtemps que j’en avais plus vu, excepté de temps en temps chez des personnes proches de la retraite. Mais là, non, la trentaine. Pas une de ces blouses informes en coton que vous pouvez voir chez les employées chargées de s’occuper des enfants dans les écoles (on dit des agents territoriaux spécialisés en école maternelle. Non une blouse unie d’un rose vif à col tailleur laissant supposer qu’elle était neuve ou presque, en nylon épais. Seul le col, les poignets et le haut des poches étaient en nylon rouge.

Elle me demanda de la suivre, ce que je fis bien volontiers dans le local de la chaufferie. Mon regard allait des pinces qui cintraient sa blouse, à sa taille mis en valeur par une ceinture nouée et à ses hauts de mollets que battait le tissu. Elle se retourna prestement et je me sentis comme pris en faute. Le premier bouton était dégrafé donnant une touche coquine à ce qui aurait pu apparaître à certain comme un uniforme strict. Son sourire contribua de me mettre mal à l’aise. Je lus son prénom brodé lui aussi en rouge sur sa poche poitrine, faisant le pendant avec le nom de la commune sur le côté droit. Elle mit la main à sa poche pour en sortir la clef du local. Elle en profita pour attacher son poignet gauche.

Le bruit caractéristique des nylons de bonne facture était pour moi un ravissement et je me demandais si je n’étais pas en train de rêver alors que sa blouse me frôlait en entrant dans la chaufferie. Je ne pus m’empêcher d’ajouter

Répondit-elle en s’esquivant furtivement. J’essayais de me concentrer sur mon travail, sur cette chaudière d’un modèle récent et dont je connaissais tous les secrets. J’étais agenouillé devant un raccord d’où perlait du mazout lorsque j’entendis des voix dans le couloir, je reconnus celle de mon ange blond. Elle était accompagnée d’une collègue brunette, tout aussi désirable portant une blouse en tout point identique. Les voir ainsi au-dessus de ma tête, toutes de rose vêtue m’emmena 45 ans en arrière.

La nouvelle se baissa à ma hauteur pour me tendre soucoupe et tasse. Ses seins généreux gonflaient la blouse et j’ai pensé un moment m’évanouir. Je regrettais de porter une côte moderne et non plus la blouse nylon de mes débuts, profitant de tous les contacts offerts.

Je m’essuyais les mains, tentant de faire disparaître l’odeur du gas-oil et le café bu, je suivis la brunette vers l’office qui me montra un lavabo. Six vestiaires en bois blanc avec sur chaque, la photo de la propriétaire. Un grand placard recelait du matériel d’entretien et une pile de blouses en nylon parfaitement pliées, de différents coloris mais sensiblement délavées.

Je m’excusais de salir la porcelaine blanche, mais la jolie blouse nylon me dit ne pas m’inquiéter, qu’elle se chargerait de nettoyer. Je la suivis jusqu’au bureau de la Directrice où elle cogna discrètement. La blondinette passant dans le couloir lui dit qu’elle était en réunion pour un briefing matinal avec les institutrices dans la salle attenante.

Elle frappa, passa la tête dans l’ouverture de la porte :

Puis aux institutrices d’une voix sèche

Je n’en croyais pas mes yeux. Six jeunes institutrices entre trente et quarante ans, toutes de blouse nylon vêtue. Vertes, longues jusqu’aux genoux, poignets boutonnés, col ras du cou et une double rangée de boutons noirs comme le double liserai des poches ; une vrai merveille.

Pas une pas deux mais six qui défilaient devant moi, figé au milieu de la porte et qui pouvait sentir le parfum de chacune tandis que le contact de leurs blouses faisait monter en moi une extase jamais éprouvée. Ici pas de prénom sur la poitrine mais la distinction d’une blouse qui forçait le respect.

Reprit la Directrice qui ne manquait pas de charme malgré ses cinquante ans bien sonnés dans sa blouse blanche nylon passée sur une jupe noire classique et chic. Un col tailleur pour sa blouse nettement plus courte que celle de son personnel, manches mi-longues. Reprenant un instant une pensée professionnelle, j’expliquais que je devais passer dans chaque pièce pour des vérifications ;

Le ton ne permettait pas de réplique. Je dus m’exécuter et tandis que j’étais raccompagné vers la sortie avec ma caisse à outils, une blouse rose m’adressa un à demain, qui me mit la tête à l’envers pour le restant de la journée.

 

 

 

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