Les vêtements de travail, ou « uniforme » (fait référence aux vêtements portés par les policiers, pompiers, infirmières,...), ont subi de nombreuses modifications à travers le temps. C'est la révolution industrielle qui a donné son essor aux vêtements de travail ayant pour but, principalement, la sécurité des travailleurs dans le secteur manufacturier.

Au XIXe siècle la couleur bleue symbolise la couleur du monde ouvrier, les supérieurs hiérarchiques ou chefs de bureau se distinguant des ouvriers en portant une blouse blanche ou grise. C'est à cette époque que la notion «bleu de travail» apparaîtra. L’introduction de nouvelles machines dans les manufactures va entraîner de nombreux accidents et le vêtement traditionnel va devenir un outil de protection. Certains secteurs vont donc innover en la matière, surtout dans les milieux de grosse production, telle que la sidérurgie, le bâtiment... Les premiers vêtements étaient fabriqués en coton, tissu lourd et résistant au lavage. Aujourd'hui les fabricants ont opté pour un tissu plus léger, comme le polyester ou le synthétique, facilement lavable.

Aujourd’hui, le vêtement de travail a aussi la fonction, dans beaucoup de cas, de distinguer les professions entre elles. Son port s’est étendu à d’autres secteurs d’activités pour répondre à leurs nouveaux besoins : représentation d’une image d’entreprise ou de marque, valorisation du salarié et reconnaissance de son appartenance à l’entreprise.

Dans tous les cas, le vêtement de travail fait partie de la réalité du travail et peut amener un employeur ou un salarié à se questionner sur son coût inhérent ou sur la justification de rendre son port obligatoire.

Les métiers qui nécessitent le port du vêtement de travail et plus particulièrement la blouse de travail sont nombreux.

Nous pouvons citer par exemple tous les métiers médicaux, surtout situés en hôpital ou en clinique, qui nécessitent le port d'un vêtement de travail appelé ''blouse blanche''. La blouse blanche sert entre autres à se protéger des microbes. Nous la trouvons aussi bien chez les infirmières que chez les médecins ou encore chez les ambulanciers.

Il y a aussi :

De grands fabricants Français s'occupent de fournir tous les secteurs en vêtements de travail adaptés à leur métier, que ce soit des blouses ou des tabliers. Ils fournissent toutes les collectivités publiques en blouses blanches, blouses de laboratoires, blouses médicales, écoles, gardiennage, que ce soit un travail pour femme ou pour homme, et sont toujours fabriquées dans leurs ateliers avec un savoir faire irréprochable.

Voici ci-après quelques définitions concernant les Vêtements de Travail

 

Équipements de Protection Individuelle ou EPI

Les EPI regroupent tous les équipements permettant de protéger un individu : gants, bottes, casques, lunettes, etc. Les EPI doivent être fournis gratuitement par le chef d’établissement, qui assure leur bon fonctionnement et leur état hygiénique satisfaisant par les entretiens, les réparations et les remplacements nécessaires. Les obligations des employeurs en matière d’EPI sont détaillées dans le Code du travail : articles R. 233-1 à R. 233-1-3 et R. 233-42 à R. 233-44.

Il existe plusieurs catégories d’EPI pour lesquelles les obligations ne sont pas les mêmes pour le fabriquant. L’application de ces obligations doit apparaître dans la déclaration de conformité.

Il existe plusieurs catégories d’EPI pour lesquelles les obligations ne sont pas les mêmes pour le fabriquant. L’application de ces obligations doit apparaître dans la déclaration de conformité. Les vêtements de protection bénéficient spécifiquement de normes et pour cause : l’enjeu est la sécurité des porteurs. Les spécialistes mettent en évidence 3 catégories en fonction des risques contre lesquels ils permettent de se protéger. Chaque catégorie répond à un besoin particulier :

 

Vêtement de Travail « Standard »

Le Vêtement de Travail est considéré comme un Équipements de Protection Individuelle ou EPI. Le vêtement de travail est un dispositif ou un moyen destiné à être porté ou tenu par une personne en vue de la protéger conte un ou plusieurs risques susceptibles de menacer sa santé et sa sécurité - voir Code du travail, article R. 233-83-3.

Si le « bleu de travail » reste un grand classique, le vêtement de travail s’est diversifié et a évolué notamment en termes de couleurs. Il existe une grande variété de tenues de travail engendrée par une plus large polyvalence de l’utilisation. D’une simple protection contre la salissure, il s’est imposé dans le quotidien des salariés. Les vêtements de travail se situent parfois à la frontière entre le vêtement de protection et le vêtement d’image sans en avoir ni les normes ni les obligations.

 

Blouse de travail

La blouse est un vêtement très ancien puisqu’il date de l’antiquité, la blouse était alors portée comme un sous vêtement. Elle se porte par dessus les autres vêtements pour les protéger. Elle couvre les épaules, le dos et le torse mais ne descend pas plus bas que le genou pour une commodité de mouvement. Elle s'ouvre sur le devant, le côté ou derrière par une boutonnière qui fait toute la longueur du vêtement pour faciliter l'enfilage. Les manches peuvent être longues ou courtes. Les poches sont généralement plaquées.

C’est un vêtement répandu dans les usines et ateliers, et généralement dans de nombreux lieux de travail. Il est à noter qu'il existe différentes sortes de blouses de travail, et que le costume trois pièces du cadre, aussi bien que l’uniforme du gendarme, fait aussi office de tenue de travail et donc quelque part de blouse de travail.

Nous pouvons distinguer 3 types de blouses appliquées à des utilisations bien spécifiques :

 

Tablier

Un tablier est un élément vestimentaire porté par dessus une tenue habituelle, afin de la protéger lors de tâches potentiellement salissantes. Une autre définition plus précise serait : pièce de toile, de serge, de cuir, etc., que les femmes, les domestiques, les artisans, etc., mettent sur leurs habits pour les préserver tout en travaillant.

Le premier auquel nous pensons souvent est le tablier de nos grands mères. C'est le premier que nous avons découvert quand nous étions tout bébé! Il a suivit notre croissance et nous nous en rappelons avec nostalgie, comme si c'était hier, bien des années après.

Les formes de tabliers se déclinent elles aussi à l'infini. Qu'ils soient avec ou sans bavette, croisés dans le dos ou juste noué dans le cou, de style edwardien ou victorien, avec de la dentelle, des broderies, en PVC, en polyamide ou en coton, ils ont chacun une utilisation bien précise, adaptée à son époque et à son corps de métier.

De part sa simplicité de construction, le tablier est un des vêtements de travail les plus facile à réaliser et fait souvent l’objet du premier projet d'un couturier débutant.

Les tabliers ont une longue histoire mais leurs origines sont incertaines. L'écrivain Geoffrey Caucer décrit un tablier porté par une fermière dans ses Contes de Canterbury, écrit au 13e siècle. Le psautier de Luttrell, écrit en Angleterre au 14e siècle, décrit également plusieurs tabliers. D'autres documents du 15e siècle et après, mentionnent le tablier. Ce vêtement de protection est au cours du temps de plus en plus embelli par de la broderie. Son usage devient même parfois symbolique et décoratif dans plusieurs cultures. Les tabliers se trouvent de plus en plus au cœur de rites et pratiques à caractère religieux. De plus, le tablier devient symbole pour la féminité dans plusieurs cultures africaines. Dans les années 1920 à 1930, les tabliers pour la cuisine et la maison adoptent la silhouette de la robe de l'époque - longues et sans bande à la taille.

 

Chasuble

La Chasuble est initialement un vêtement liturgique dont la forme a inspiré d'autres vêtements, entre autres des robes courtes à large encolure et sans manches, mais aussi des sortes de gilets pouvant s'enfiler rapidement et utilisés pour signaliser par exemple des personnes (vêtement à haute visibilité, assurant une protection sur la route) et enfin des vêtements de travail proche du tablier. Le mot vient du latin casula, qui signifie « petite maison ». On l'appelle également pænula en latin (comme le manteau que l'apôtre Paul avait oublié à Troas lors d'un de ses voyages).

La chasuble est constituée de deux pans, sans manche avec une ouverture pour la tête, et que le travailleur revêt par-dessus ses vêtements. Les côtés possèdent soit des liens soit des pressions permettant de fixer les pans entre eux. L’utilisation des liens permet plusieurs sortes de nouage rendant le vêtement personnalisable.

 

Sarrau

Le Sarrau est une blouse de travail ample et courte que l'on porte au-dessus des autres vêtements. En Europe, c'est le costume traditionnel des paysans et des ouvriers jusqu'au début du XXe siècle. Ainsi Tchantchès, personnage emblématique de Liège est traditionnellement représenté vêtu d'un sarrau surmonté d'un foulard rouge.

En hôpital, le sarrau est une sorte de par-dessus que porte le chirurgien pendant l'opération. Il est en plastique et emballé dans deux sachets : le premier est non stérile et est ouvert par une infirmière. Le deuxième est stérile et touché uniquement par le chirurgien qui s'est, au préalable, lavé les mains. Le vêtement s'attache dans le dos avec des boutons qu'une infirmière boutonne. Le chirurgien replie ensuite une sorte de triangle de tissu par-dessus cette fermeture afin que tout soit bien hermétique.

 

Combinaison de travail

La Combinaison de Travail est un Vêtement de travail plus particulièrement masculin. Il est réalisé d'une seule pièce, faisant office de veste et de pantalon. On parle souvent de combinaison d'astronaute, d'aviateur, mais aussi de combinaisons de mécanicien à fermeture éclair. Majoritairement en toile de coton, il a été possible de les trouver dans le passé en taffetas épais en 100% polyamide.

 

Vêtements d’Image et Uniformes

Depuis quelques années, des entreprises utilisent cette catégorie de vêtements à des fins publicitaires ou pour tenter de renforcer l'esprit d'équipe ou la cohésion de l'entreprise. Des vêtements colorés, avec un logo innovant, peuvent véhiculer un esprit dynamique. Au contraire, des tenues plus classiques peuvent accentuer le côté sérieux ou paternaliste de l'entreprise.

Dans certains métiers, l'identité professionnelle s'affiche donc par les tenues vestimentaires ; leur qualité et leur entretien doivent donc être irréprochables. Le salarié peut aussi ressentir une certaine fierté d'arborer son appartenance à un métier par le biais de l'habit.

 

Salopette

La Salopette est un vêtement de travail qui s'enfile par-dessus les autres vêtements pour les protéger. Il se compose d'un pantalon prolongé par un plastron à bretelles.

La salopette apparait au 19eme siècle. Son utilité première est d'être une combinaison permettant de protéger les vêtements du dessous, d'être très résistante tout en apportant une grande aisance. Son origine exacte porte encore aujourd'hui à controverse. On l'attribut généralement en France à l'entreprise lyonnaise "Adolphe Lafont" mais "Levis Strauss" semble aussi en être l'initiateur. Le mystère demeure, une seule chose est sûre, l'histoire de la salopette passera par ces deux hommes.

En 1844, Louis Lafont invente pour son beau-père un pantalon avec une poche accrochée à la ceinture pour glisser son mètre pliant qu'il perdait sans cesse. En 1896, son petit-fils, Adolphe, perfectionne et brevète ce modèle en ajoutant un plastron et des bretelles. La salopette est née.

 


 


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