Photos du film "Le serpent "

Le colonel Vlassov du KGB, en voyage en France avec sa femme, se rue lors de son départ d'Orly au poste de la police de l'air. Là, il demande à la police française de lui donner asile, puis de le déposer à l'ambassade américaine. Sa femme, bien qu'elle puisse sans problème l'accompagner, décide de rentrer auprès de ses enfants en URSS.

Les chefs de la DST, le directeur Berthon et son adjoint Tavel, tentent bien de lui arracher un renseignement avant de le livrer aux Américains, mais le ministère des Affaires étrangères leur donne l'ordre de céder aux demandes de Vlassov. Celui-ci est donc pris en charge par l'ambassade, puis transféré au siège de la CIA à Langley. Là, après un interrogatoire afin de vérifier son identité, on le fait passer au détecteur de mensonges, afin de connaitre les raisons de sa fuite.

Vlassov ne donne pas ces raisons, et en évoque deux autres, fausses : l'envie d'aider les États-Unis, et la volonté de changer le régime de son pays, chose qu'il ne peut effectuer de l'intérieur. En fait, les services de la CIA concluent que, suite à la chute de Nikita Khrouchtchev, dont il était un collaborateur de plus en plus influent, Vlassov a compris que sa carrière en URSS était brisée, et que la seule porte de sortie était de passer à l'Ouest. L'un des cadres de l'Intelligence Service, Philip Boyle, avait d'ailleurs été en contact avec Vlassov à Ankara, et avait rapporté qu'il pouvait être retourné. Allan Davies, le chef de la CIA, décide alors d'accorder sa confiance à Vlassov.

Après ces vérifications, Vlassov donne les renseignements qu'on attend de lui : la liste des membres du réseau de renseignement présents en Europe, qui acheminent tout renseignement concernant l'OTAN vers Moscou. Il a également apporté avec lui des preuves confondantes. Les premiers noms sur la liste, membres des services de la RFA, sont "suicidés" : le général von Streilitz est retrouvé mort, une balle dans la tête ; le chef adjoint des services secrets de RFA se noie lors de ses vacances. Boyle apprend de la bouche de Davies que le Foreign Office et les services français sont également infiltrés.

Berthon et Boyle sont présents à l'enterrement du directeur adjoint du BND, qui a été travesti avec plusieurs autres morts en accident d'avion ; ils se rencontrent à part. Boyle parle à Berthon des "taupes" du Foreign Office, et celui-ci lui répond que les noms français vont bientôt lui être communiqués par le président de la république en personne. En fait, il n'y a que deux noms français : l'un d'eux est celui de Berthon.

Son adjoint Tavel est chargé par Debecourt, directeur par intérim, de démanteler le réseau de Berthon, puis de l'arrêter. Tavel lui rapporte ce qu'il sait : Berthon avait collaboré durant la Seconde Guerre mondiale, et n'avait dû son salut lors du procès qui lui avait été fait qu'à un chef de réseau de résistance, connu aujourd'hui pour ses activités d'agent soviétique. Tavel interroge également Deval, l'autre nom de la "liste Vlassov" : celui-ci avoue que les débordements homosexuels de sa fille avaient été utilisés par les services de la RFA pour tenter de le faire chanter, et que Berthon avait réglé le problème en traitant directement avec l'instigateur du chantage, le directeur adjoint du BND, que Berthon connaissait très bien.

L'"affaire Berthon" est montée en épingle par la presse : Berthon passe alors à la radio pour se disculper, sans l'accord de ses chefs. Durant l'émission, on apprend la fuite des deux agents du Foreign Office, alors que leur mise en cause n'était connue que "de l'Intelligence Service et d'un agent français". Après son passage à l'antenne, Berthon rencontre une ancienne maitresse, qui est convoquée avec son mari à la DST. Elle le supplie de protéger sa réputation ; il lui explique qu'il n'a plus aucune marge de manœuvre ni aucun pouvoir. Le soir même, malgré la mise sur écoute de son appartement et la surveillance rapprochée exercée sur lui, Berthon reçoit un appel et part à la rencontre de son correspondant, semant les hommes de Tavel.

Il rejoint Philip Boyle, qui est en fait l'instigateur (avec Vlassov) de l'opération d'intoxication créée par le KGB : en faisant croire que de nombreux agents loyaux étaient des traîtres, et après les avoir directement éliminés afin d'éviter leur interrogatoire, la désorganisation des services occidentaux devenait inévitable. Boyle propose à Berthon le passage à l'Est, et lui donne un faux passeport. Berthon refuse, mais Boyle lui fait tirer dessus alors qu'il s'apprête à partir. Bien que la balle ne l'ait pas touché, Berthon a un accident.

Davies fait le point à Langley avec Vlassov. Après lui avoir fait visiter leurs installations, il lui montre que les preuves de sa rencontre avec Boyle à Ankara sont inexactes : en fait, elles prouvent qu'ils se sont rencontrés... en URSS. Davies avait d'ailleurs testé sa théorie en insérant dans la liste deux noms qui n'y étaient pas au départ : les agents du Foreign Office, qu'il soupçonnait depuis quelque temps. Cet ajout avait obligé Boyle à réagir en faisant fuir ses agents, et en mettant en cause directement Berthon, puis en tentant de l'éliminer. Boyle en fuite, Berthon mort, Vlassov sera renvoyé en URSS.

Davies et Berthon se retrouvent sur la frontière de la RFA avec la RDA. Berthon, en fait légèrement blessé, a été invité à assister à l'échange de Vlassov avec un pilote d'avion américain qui a été abattu par les Soviétiques. Davies et Berthon font alors le point sur leurs carrières respectives : Berthon va démissionner, Davies être mis à la retraite ; quant à Vlassov, sa carrière, malgré la réussite partielle de sa mission, est également terminée : il a goûté à l'Occident, il ne sera donc plus sûr aux yeux du KGB.

Distribution

 

Votez pour ce film

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


unevieenblouse@free.fr

UneVieEnBlouse sur : Facebook
Histoire | Fibres | Tissus | Marques | Formes/Couleurs/Motifs | Utilisateurs | Catalogue anciens | Adresses/Liens | Autres langues | Films | Textes/Témoignages | Galerie | Pour ou contre