Les catalogues anciens

 

La Samaritaine

La Samaritaine est un grand magasin situé en bords de Seine au niveau du Pont-Neuf dans le 1 er arrondissement de Paris, actuellement fermé en raison de travaux de mise en sécurité et de réaménagement. La Samaritaine était le grand magasin parisien le plus important en surface de vente avec ses 48 000 m 2, devançant les Galeries Lafayette et Le Printemps. Son slogan publicitaire, appuyé d'une importante campagne publicitaire dans les années 1960, est resté dans la mémoire collective des Parisiens : « On trouve tout à la Samaritaine ».

Le magasin est fondé en 1869, par Ernest Cognacq, et plus tard Marie-Louise Jaÿ, son épouse, ancienne première vendeuse du rayon costumes du Bon Marché. Ernest Cognacq avait commencé par vendre des cravates dans un parapluie sur le Pont-Neuf, puis s'était entendu avec un petit café qu'il fréquentait rue de la Monnaie pour récupérer sa salle annexe peu utilisée et en faire un petit commerce 1. Le couple, ayant convolé, décide d'agrandir son magasin, qui, prospérant, s'étend et donne naissance en 1900 aux Grands Magasins de La Samaritaine.

S'inspirant des méthodes commerciales d'Aristide Boucicaut au Bon Marché, Ernest Cognacq organise son magasin en rayons gérés par de véritables petits patrons responsables et autonomes. Par acquisition des bâtiments proches de sa boutique, il agrandit régulièrement son magasin. Les pâtés de maisons sont entièrement réaménagés ou reconstruits progressivement de 1883 à 1933, notamment entre 1903 et 1907 par l'architecte Frantz Jourdain qui y applique les principes de l'Art nouveau. Les divers agrandissements aboutissent en 1933 au grand magasin de dix étages et 48 000 m 2, réalisé dans un style typique Art déco par l'architecte Henri Sauvage. Le magasin n o 2 dans sa totalité, ainsi que les façades et toitures du magasin n o 3, sont aujourd'hui inscrits au titre des monuments historiques, depuis un arrêté du 25 juillet 1990.

En proie au déficit dès les années 1990, le magasin voit sa surface réduite. Le 13 février 1997, la Chambre sociale de la Cour de cassation rejette un pourvoi du magasin, qui conteste devoir réintégrer une salariée suite à l'annulation du plan social ayant conduit à son licenciement. Jusqu'alors, les juges considéraient que la « loi Aubry » du 27 janvier 1993 n'impliquait pas que l'annulation d'un plan social par la justice entraîne l'annulation des licenciements.

La Samaritaine est rachetée en 2001 par le groupe LVMH qui avait précédemment racheté le Bon Marché. Le 15 juin 2005, officiellement pour cause de mise en conformité du bâtiment aux normes modernes de sécurité de six ans, mais finalement, pour des raisons de restructuration, comme le pensaient les syndicats, le magasin est fermé pour une longue période.

La Samaritaine était l'endroit ou il y avait la plus grande surface consacrée aux ventes de blouses. Les blouses de dame se vendaient au magasin N°4 et au premier étage. Dans les années 60 et 70, on pouvait retrouver plus de 10 vendeuses pour s'occuper du rayon et c'est vers la fin des années 70 (vers 1978) que le déclin a commencé. En 1984, le rayon a éclaté en deux. Le rayon blouse profesionnelle est resté au premier et les blouses de ménage ont été déplacées au dernier étage. Puis vers 1986 les blouses se vendaient au sous-sol.

Dans le tableau, ci-dessous, en cliquant sur les liens, vous retrouverez quelques collection anciennes de blouses et tabliers de ces vépécistes, grands magasins et magasins spécialisés.

Nom du catalogue / Année

Couverture

Samaritaine Hiver 1939-1940

 

 

 

 

 

 

 

 


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